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Quelques Histoires

Vous trouverez l'histoire, l'origine des mots suivants par ordre alphabétique:

A -

Aiguière,
Amphore,
Art de la table     

B -

Bag in box,
Bombonne en verre,
bouchon liége,
Bouillie Bordelaise,
Bouteille,
Bouteille à Bille,
Bouteille Alsace,
Bouteille Anjou,
Bouteille Bordeaux,
Bouteille champagne
Bouteille Châteauneuf du Pape

C - Calice,
Carafe,
Capsule,
Consomation du vin,
Cruche
D - Décantation,
Dessous de verre,
Drop stop  
E - Etiquette
F - fermetures de flacons
M - Musée de la Sommellerie,
Muselet  
O - Oenolographiste,
Oxygénation
P - Plaque de muselet
R - Rafraîchissoires
S - Sommelier,
Sommellerie
T - Taste vin,
Tire-Bouchon
V - verre

 

Aiguière

Aiguière : nom féminin issu du provençal " aiguiera ", dérivé lui-même du latin populaire " aquaria " de " vas aquarium " (pot à eau)... et récipient pour transporter le vin de la barrique au verre.
L'aiguière peut être en divers matériaux (Argent, Etain, Terre cuite et plus tard en Verre).
Les aiguières anciennes ont des armoiries, les plus récentes, des poinçons.
L'aiguière a été remplacée au XIX et XXéme siècle par la bouteille.


                                                            

 

Amphore

L'Amphore était un contenant à vin utilisé par les Egyptiens, les Grecs et les Romains
Les gaulois échangeaient une Amphore de vin contre un esclave.


                                                           

 

Art de la table

L'Art de la table évolue avec l'évolution des coutumes, du service, des vins et des outils de travail ( verrerie ...) .
Les gaulois buvaient dans des récipients à boire, en bois ou en poterie, qui servaient pour toutes les boissons.
Au XVII ème siècle, le Café appelé "vin d'hipocrace" , et le Chocolat font leur apparition en France.
Jusqu'au XVIII ème siècle, les vins étaient bu jeunes et frais ( le vin se conservait environ 6 mois ). Les premières Salles à manger font leur apparition (avant cette période, on mangeait dans les chambres).
Sous Louis XIV, avec le service à la Française, les Gobelets ou timbales n'étaient pas posés sur table mais apportés à volonté par les serviteurs. A cette époque, les serveurs de vins etaient plus nombreux car les Nobles avaient peur de se faire empoissonnés.
Sous Henri III , la fourchette est apparue, elle avait 2 dents et était droite.
Sous Louis XVI, l'art de la table évolue avec le service à la russe et l'utilisation du verre à eau et à vin .
le terme "chambré" pour le service du vin arrive au XIX ème siècle.

Pourquoi dit-on "mettre la table" ?
C'est expression est apparue au Moyen âge. On mettait réellement la table, c'est à dire qu'on installait des tréteaux sur lesquels on posait des planches.

Pourquoi dit-on "mettre le couvert" ?
Jusqu'au XVème siècle, il était d'usage de "servir à couvert", c'est à dire de couvrir d'une grande serviette blanche les plats et les mets exposés sur la table ou sur le dressoir, afin de montrer aux hôtes que toutes les précautions avaient été prises pour éviter un empoisonnement. De là, l'expression "mettre le couvert" pour dresser une table, qui s'appliqua ensuite au repas lui-même: "avoir son couvert mis chez quelqu'un", c'est d'y être reçu pour déjeuner ou dîner.

Pourquoi trouve t-on des couteaux à bout ronds ?
Le cardinal de Richelieu irrité que les gentilshommes se curent les dents à table avec leur couteau, demanda à son coutelier d'arrondir les bouts de ces ustensiles en promulguant un édit en 1669.

Connaissez-vous l'histoire de la fourchette ?
L'histoire de la diffusion en Europe de la fourchette (couvert à dents pointues avec un manche) a pris neuf siècles. Au moyen Age, la fourchette n'avait que deux dents et était un objet aussi rare que luxueux, avec un manche en cristal ou en ivoire. Jusqu'au milieu du XVIIème siècle en France, on mangeait avec ses doigts. la fourchette fut introduite par la reine Catherine de Médicis, au XVIème siècle, et apparue à la table de son fils; le roi Henri III. Invité à quelques festins de la noblesse vénitienne par le doge, Henri III fut intrigué par un ustensile de table qu'il n'avait encore jamais vu: un manche finement ouvragé en corne, en ivoire ou en pierre dure, prolongé par deux dents effilées. Cet accessoire ingénieux qui se nommait "fourchette (petite fourche) présentait le double intérêt de piquer les viandes plus élégamment qu'avec ses doigts ou la pointe d'un couteau, en évitant de se tacher . L'usage de la fourchette pour porter l'aliment de l'assiette à la bouche ne s'installa qu'à la fin du XVIIIème siècle.

Pourquoi dit-on "boire à la santé" et "Tchin-Tchin" ?
Au moyen âge, l'empoisonnement dans la nourriture ou dans la boisson était une pratique fort répandue.
Pour échanger un peu du contenu de son verre, dans le verre du voisin, on trinquait.
C'était devenu un signe de confiance mutuelle.
Les verres étaient forts remplis de vin ou de bière, l'un des deux buveurs commençait à cogner son verre contre l'autre de telle façon qu'une partie du liquide s'éclabousse et atteigne l'autre verre. Le second buveur lui rendait bien sûr la politesse (2ème Tchin).
Avec le temps, la confiance entre buveurs est revenue, on ne trinque maintenant qu'une seule fois et sans brutalité

Quelle est l'origine du mot "entremets" ?
Au Moyen Age, le repas se déroulait en plusieurs services. Au moment du débarrassage, dans les grands repas, des artistes, jongleurs, chanteurs et danseurs venaient combler le temps mort qui séparait deux services : l'entremets.
                                                              

Bag in box

         Le Bag in box est une poche alimentaire souple remplie de vin et équipée d'un robinet spécial, l'ensemble protégé par un emballage carton, dont la contenance varie de 2 à 1000 litres . Le Bag in box est très simple à utiliser, cet emballage sous vide d'air, protège le vin de l'oxydation pendant plusieurs mois, même en cours d'utilisation.

Bombonne en verre recouverte de vannerie

L'association de la vannerie et de la bouteille viendrait d'Italie. Les bouteilles Italiennes étaient trop fragiles. Il fallait les protéger.C'est pourquoi elles étaient recouvertes de vanneries de toutes sortes. Une peinture du XVIIIe siècle de Philippe Mercier ( 1689-1760), exposée au Louvre, nous prouve la présence des bonbonnes déjà à cette époque :

Bouchons en lièges

L'inventeur de l'utilisation du liège pour les bouchons est le moine Dom Pérignon ( 1638-1715)
                                                           

Bouillie Bordelaise

Histoire:
Elle a été découverte par le chimiste bordelais Ulysse Gayon et le botaniste Millardet au début des années 1880.
Elle a été utilisée à l'origine, pour protéger les vignes du mildiou, suite aux observations faites par les viticulteurs qui traitaient leurs vignes au « vitriol », afin de décourager les voleurs de raisins.

Qu'est-ce que c'est?
La bouillie bordelaise est une solution de sulfate de cuivre (exprimé en cuivre métal) additionné de chaux, que l'on dose généralement de 10g/l et 20g/l.
Elle est vendue dans le commerce sous différentes marques, sous forme de poudre à diluer et à pulvériser.

A quoi ça sert ?
Le liquide bleu obtenu s'avère être un excellent fongicide. Autrement dit, il permet de lutter efficacement contre les maladies liées à l'attaque de champignons ("cryptogamiques").
Cette bouillie voisine avec le soufre (qui peut s'ailleurs lui être mélangé) dans la catégorie des fongicides minéraux, par opposition aux matières actives dites "de synthèse", d'obtention plus récente (manèbe, thirame...).

Comment l'utiliser?
Vous le trouverez dans le commerce sous forme de poudre ou de micro-granulés à diluer dans l'eau et à pulvériser.
La cadence de traitement est d'environ 15 jours, en fonction du climat.
Les traitements sont seulement préventifs, et doivent être réalisés avant la pluie. Cela veut dire qu'il faut recommencer le traitement dès qu'il a été lessivé.

Contre quelques maladies
Voici une liste non-exhaustive des maladies contre lesquelles la bouillie permet de lutter :

tavelure (pommier, poirier, pyracantha),
gommose (arbres à noyau),
coryneum ou criblure (arbres à noyau),
mildiou (vigne, tomate, pomme de terre),
entomosporiose (cognassier),
chancre bactérien (pommier, poirier).

Bonne ou mauvaise ?
Ce produit très traditionnel est aujourd'hui un peu controversé, notamment en raison des abus qui ont été constatés sur certaines cultures.un usage répété de la bouillie bordelaise dans certains vignobles conduit à une accumulation du cuivre dans le sol, car ce métal ne se dégrade pas et se lessive peu.
Selon une étude de l'INRA on a trouvé plus de 200 mg/kg (alors que la teneur naturelle des sols est évaluée entre 2 et 60 mg/kg).
Attention, la bouillie bordelaise est toxique pour les animaux et les poissons.

Bouteille

Le mot « Bouteille » vient du mot « boutille » qui désignait, au Moyen Age,
la gourde de cuir dans laquelle était transporté le vin.
Les bouteilles étaient appelées au XVIIe et XVIIIe siècle les Hampes, Globes, ou encore Bulbes au vue de leur forme. L'origine de la bouteille pour le vin est donnée aux Anglais. Les maîtres verriers étaient en Angleterre et en Italie.
Les verriers, partis d'Italie, s'installent dans la vallée du Rhône puisqu"en France, il n'y avait pas de fabriquant de bouteille

Le gouvernement royal dut, par l'Arrêté du 25 mai 1728, confirmer l'autorisation de transporter en paniers de cinquante ou de cent bouteilles le vin de Champagne vers les ports de Rouen Caen. Dieppe et Le Havre.
Cette loi était indispensable car l'usage des bouteilles en verre pour le transport des vins était interdit.

En raison de la fraude à laquelle les bouteilles donnaient lieu, notamment sur la contenance
Avec la mécanisation dans la fabrication,
la bouteille s'est généralisée au début du XXe siècle et chaque région adopta une forme particulière.
Les premières bouteilles étaient essentiellement utilisées pour le service de la table .

Les bouteilles ont progressé en solidité. L'adoption du soufflage mécanique avait été rendue obligatoire en 1918 en raison du grand nombre de souffleurs tués et gazés pendant la guerre. Depuis 1924, les bouteilles sont faites à la machine et en 1930 on compte 50% de bouteilles à la main et 50% de bouteilles mécaniques, ces dernières étant seules fabriquées à partir de 1936. Le décret de 1954, oblige l'indication sur les bouteilles de la quantité pour élément de mesure.

Bouteille à bille

Dans les années 1920, les brasseurs vendaient la bière, la limonade et les sodas dans les bouteilles à bille, fabriquées en Angleterre.

Elle étaient appelées ‘Chaffarekes’.
La bouteille à bille breveté avait été mis au point par Mr Chaffart.
Dans la bouteille se trouvait une bille en verre qui bouchait l’ouverture par la pression du gaz carbonique de la boisson.
L’ouverture de la bouteille se faisait simplement en pressant la bille vers le bas.

Bouteille Alsace

La Flûte d'Alsace ou flûte du Rhin est protégée par un décret de 1955.
C'est la seule forme de bouteille qui est obligatoirement utilisée pour mettre les vins d'alsace.
Cette bouteille étant protégée, elle ne peut être utilisée pour mettre d'autre vin de régions différentes.

Bouteille Anjou

La bouteille de vin d'anjou a été créée dans les années 1920 par une verrerie Angevine créée en 1913.
Elle est utilisée pour les vins d'Anjou, de Saumur .

Bouteille Bordeaux

La première fabrique de Bouteilles de bordeaux date de 1724 par Mr Mitchell
Les Bordelais utilisent le vocable "jéroboam " depuis 1725.
la bouteille de bordeaux s'appelle le "Bordelaise".
Dès le XVIIIème siécle, la bouteille de bordeux était différente des autres régions,
elle avait une forme alongée.

Bouteille Champagne

L'Ordonnance Royale du 8 Mars 1735 donne naissance officiellement à la Bouteille de Champagne.
A l'origine la contenance d'une Champenoise était de 93 Cls.

Avant la révolution engendrée par les découvertes de Louis Pasteur, la liqueur ajoutée d'une façon plus ou moins empirique produisait des réactions mal contrôlées qui se traduisaient par une casse importante des bouteilles (jusqu'à 80 % en 1828). A noter qu'à cette époque les bouteilles soufflées à la bouche par les maîtres verriers présentaient des qualités et des propriétés de verre irrégulières. Ce n'est que vers 1900 que les conditions de cette seconde fermentation et la qualité du verre des bouteilles ont été améliorées

La bouteille champenoise a la taille de toutes les envies...
Outre la bouteille "champenoise" classique de 75 cl (1 bouteille = environ 6 verres), on recense sur les marchés européens huit tailles de bouteilles qui conservent la forme traditionnelle standard :

- le Quart : 18,8 ou 20 cl en Europe (ou 18,8 cl dans le reste du monde) - la Demie : 37,5 cl -
le Magnum : 1,5 litres (soit 2 bouteilles) - le Jéroboam : 3 litres (soit 4 bouteilles) -
le Réoboam : 4,5 litres (soit 6 bouteilles) - le Mathusalem : 6 litres (soit 8 bouteilles)
- le Salmanazar : 9 litres (soit 12 bouteilles) - le Balthasar* : 12 litres (soit 16 bouteilles)
- le Nabuchodonosor* : 15 litres (soit 20 bouteilles)

À la fin des années 1940, et surtout dans les années 1950, apparaissent le triple magnum ou rehoboam, le quadruple magnum ou mathusalem. , dont la contenance équivaut respectivement à celle de 6, 8 et 10 magnums; ces très grosses bouteilles sont très vite abandonnées, mais la fabrication du salmanazar reprend en 1973.
On assiste à partir des années 1960 à une prolifération de bouteilles se différenciant de la champenoise classique.
Le dégorgement automatique a obligé à adopter vers 1964 la capsule-couronne, expérimentée pendant 15 ans avant d'être utilisée, ce qui est un bon exemple des précautions prises avant l'adoption de tout procédé nouveau.

Bouteille Chateauneuf du Pape

La bouteille spéciale bourguignonne portant en relief sur le verre les armes pontificales et l'inscription " Châteauneuf-du-Pape contrôlée ", propriété du syndicat des propriétaires de Châteauneuf-du-Pape, déposée le 2 juin 1939 sous le numéro 41 au greffe du tribunal d'Orange, ne peut être utilisée que pour les vins de Châteauneuf-du-Pape.

Calice

Vase à boire constitué d'une coupe fixée sur un pied par l'intermédiaire d'une tige .
Il est utilisé à la messe pour célébrer l'Eucharistie, en souvenir de la Cène.
Lors de l'Offertoire, le prêtre y reçoit le vin qui sera ensuite célébré au moment de la Consécration.
La coupe, sinon le calice entier, doit être de métal précieux, argent, or,
et jusqu'en 1969 les autres matériaux étaient proscrits.
Depuis cette date les matériaux les plus variés sont admis sous réserve
que celui qui compose la coupe n'absorbe pas les liquides.
Le calice s'accompagne toujours d'une patène,
petite assiette où est déposée l'hostie consacrée pendant la messe et dont seul l'extérieur peut être décoré,
depuis les directives du Concile de Trente.
Le style des calices, leurs décors,
leur forme sont très largement tributaires des modes et des arts décoratifs de chaque époque.

Carafe

La Carafe servait à servir le vin, un outil de transport du fût ou de la barrique aux gobelet, timbale ou verre.
La Carafe, sous le règne des Rois, était un objets d'art.

Elle à connu une première évolution grâce aux bouteilles de vins qui avaient souvent des dépôts. La carafe à vin servait alors à décanter les vins. On utilisait la carafe et une bougie pour transvider le vin. Quand on regardait le goulot de la bouteille, grâce à la bougie, on apercevait le dépôt arrivé et on arrêtait de transvider le vin de la Bouteille à la Carafe.
D'où le nom de Carafe à décanter le vin

La Carafe à connu une seconde évolution avec l'oxygénation des vins....
A la fin du XX ème siècle, la Carafe a des formes diverses et variées.
A son utilisateur de connaître la forme de carafe à utiliser afin d'Oxygéner son vin.

Attention !
La carafe à décanter est une carafe fine qui est utilisée pour les vins avec du dépot, souvant les vieux vins.
La carafe à oxygéner, elle est large afin que le vin ait un grand contact avec l'air.
Souvant, les vendeurs de carafes confondent les deux.
                                                            

Capsule

Pour découvrir les capsules de Champagne, les capsules de méthode traditionnelle et les capsules de vin mousseux , Voir "plaque de muselet"
                                                             

Consommation du vin

Les Romain buvaient le vin coupé avec de l'eau.
Les Gaulois buvaient le vin pur .
Au Moyen Age, refuser de boire du vin était très mal vu et signe de guerre .
Au début du XXème siècle certains parlementires Français souhaite une réduction de la consommation de vin et des boissons alcoolisées.
En 2004, le taux d'alcoolémie autorisée tombe à 0,50g/l et avec la forte campagne de la prévention routière, la consomation chute fortement


                                                           

Cruche

Les Romains et les Gaulois utilisaient la cruche pour servir le vin et l'eau.
La cruche est fabriquée en terre cuite.
La cruche est le récipient utilisé par des soldats (légionaires romains) et les pauvres jusqu'à la fin du moyen-âge.
                                                          

Décantation

La décantation est l'action de séparer le vin du dépôt qui se trouve dans la bouteille.
Cette manipulation doit être fait avec attention. Le but est de ne pas retrouver dans le verre du dépôt.
Les sommeliers utilisent une carafe à décanter, une bougie et divers outils (voir pages News/UDSF-service des vins).
Pour les particuliers divers outils de travail sont utilisation: l'entonoire à décanter ou les décanteurs ( à main ou manivelle).
C'est une opération délicate qui est souvant utilisée pour des vins vieux.
                                                           

Dessous de verre


Avec les dessous de la robe, le dessous de verre, discret et pratique, s'impose pour éviter que tout débordement intempestif ne vienne maculer la nappe blanche de belle-maman ou la table basse de vos hôtes. Souffrant d'une image un peu désuète, faisons fi et réhabilitons l'objet au nom du bon sens et, c'est désormais possible, du bon goût.
Quelques jolis modèles abordables se dénichent dans les boutiques d'art de la table, il existe même des spécimen en pierre aux noms évocateurs (Romanée Conti...). De quoi lever le verre sans manquer de retomber sur son pied.

Drop stop

Inventé dans les années 1980 par un designer danois, le Drop Stop est un bec verseur universel en aluminium
                                                           

Etiquettes

Les étiquettes pour le vins datent de 1800 (date de la plus vieille étiquette de vin authentifiée ). Les étiquettes ont évoluées avec le temps et les réglementations. En 1972, il fait indiquer la quantité de vin que contenait la bouteille. Puisque les bouteilles n'étaient pas de même contenance (ex: château Mouton Rothschild avait une contenance de 73cls avant la réglementation sur les contenances)
Les collectionneurs d'étiquettes s'appellent des Oenolographiste
                                                           

Fermetures de flacons

Egyptien, Romain, Gaulois, torchons enduit d'huile sur les amphores.
Vers 1660, Apparition du bouchon de champagne
Dom Pérignon, le bouchon en liége
Fin 18ème Siècle, Un fil d’acier est inclu à la ficelle qui maintient le bouchon
En 1810, Invention de la boîte de conserve, par Peter Durrand (Grande Bretagne).
1827 Invention de la machine à boucher
1830-1840 Apparition des bouteilles à bagues moulées
Le 15 Novembre 1844 , Adolphe Jacquesson dépose la capsule métallique
1858, premier couvercle métallique à vis pour bocaux de verre avec joint annulaire en caoutchouc, par Mason (Etats-Unis).
1881 Fabrication des premiers muselets
1892 , Brevet de la capsule de bouteille, William painter (Etats-Unis).
1885 : Du lait condensé est mis en boîte pour la première fois.
1930 : La première canette est commercialisée en Allemagne. Elle est fabriquée en acier et comprend trois parties. La tête conique est fermée par un couvercle en forme de couronne.
1935 : American Can Company lance la première canette à tête plate (canettes de bière en acier ).
L’année 1949 est celle de l'invention de la bouteille de 33cl.
En 1953, c’est au tour des cannettes de voir le jour.
On retiendra en 1955 le berlingot Tetra Pak pour du lait pasteurisé.
E n 1962 la première bouteille plastique pour l’emballage de l’huile par Lesieur.
1963 : Un Américain Ernie Fraze invente le système d'ouverture facile qui consiste à arracher une languette de métal fermant la boîte en acier.
1980 : Apparition d'un système d'ouverture tout en bloc. La languette reste attachée à la boîte et peut être collectée en même temps
en 1985 le mini-fût de bière en forme de tonneau Obernai par CarnaudMetalBox.
E n 1994 avec la bouteille de bière par BSN au relief 1664.

 

Musée de la Sommellerie et
du service des Boissons à travers les âges

L'idée du Musée de la Sommellerie et du service des boissons à travers les âges m'est venue suite à des interventions pour parler de mon métier : "sommelier". Le Musée a pour but de faire découvrir au public le Monde du Sommelier. Vous allez voyager dans cette Histoire, entre aujourd'hui et l'origine des serveurs de vin et de ses Outils pour travailler.
                                      Marc Massot.

                                                           

muselet

Lorsqu'à l'époque de Dom Pérignon on découvrit le moyen de faire mousser le vin de Champagne, les bouteilles étaient bouchées avec des chevilles de bois garnies d'étoupe imbibée d'huile, puis cachetées à la cire. On s'aperçut rapidement que ce bouchage était insuffisant pour retenir la pression du gaz du vin et empêcher les bouteilles de fuir. On eut alors l'idée d'utiliser des bouchons de liège pour boucher les bouteilles, mais on dut bien vite brider sérieusement les bouchons pour qu'ils ne sautent pas sous la pression du gaz naturel du vin de Champagne. C'est ainsi qu'on eut recours à la ficelle de chanvre pour maintenir le bouchon sur les bouteilles.
Pour plus de sûreté, certains négociants complétaient ce ficelage avec un ou deux fils de fer torsadés, la pose du fil de fer se faisant à l'aide d'une pince cisaille. Mais cette fixation métallique présentait des difficultés pour déboucher les bouteilles, et il fallait utiliser une pince spéciale, ou un petit crochet pour couper le fil de fer.
A partir de 1827, apparaissent sur le marché champenois des machines à boucher .
Pour faciliter le débouchage des bouteilles sans avoir besoin d'une pince ou d'un crochet, et surtout sans se blesser, on eut alors l'idée de faire un petit anneau sur le fil à ficeler. Ce petit anneau était quelquefois muni d'une pastille de plomb sur laquelle était gravé le mot « CHAMPAGNE » ou encore le nom du négociant. Mais la pose de ces ficelles et fils de fer était longue et pénible. On entreprit donc de perfectionner le fil de fer à ficeler en le préformant.
Les muselets se sont généralisés vers 1880. Ils peuvent avoir 3 ou 4 branches.

  

Oenolographiste


Le collectionneur d'étiquettes s'appelle un Oenolographiste

                                                            

Oxgénation


L'oxygénation est l'action d'aérer le vin.
Toutes les carafes sont utilisées. Le sommelier doit utilisé la forme de carafe adaptée à l'axygénation voulu.
Cette manipulation ( voir page News/UDSF-service du vin) n'est pas neccessaire sur tous les vins.
En général, les vins jeunes mérite un oxygénation. Cette action est aussi utile sur les vins rouges que sur les vins blancs
( secs, moëlleux, effervescent) et certain rosés.
A l'inverse d'une décantation, l'oxygénation est faite pour brusquer le vin.

L'oxygénation à été utilisé au milieux du XXème siécle. Devant une consomation des vins rouges jeunes par le manque de temps de vieillisement en cave ou pour les particuliers de manque de cave( surtout en appartement), il falait adoucir les tanins. Dans les années 1990, les sommeliers se sont rendu compte que l'oxygénation était aussi bénéfique sur les vins blancs et que la forme de la carafe influencait cette opération. Les verreries sortent depuis des formes de carafes diverses.

                                                            

Plaque de muselet

Les plaques de muselet sont apparus au XIX èmes siècle. dépose le brevet en 1844.
Jusque là, les bouchons en liège tenaient par une ficelle ou des agrafes.

Ce négociant de Châlons,Mr Adolphe Jacquesson, (sur Marne) permettait ainsi de résoudre le grave problème de perte de vin consécutive aux intempéries, à la porosité des bouchons ou encore au pourrissement des ficelles.
Il eut donc l'idée d'utiliser des plaques en fer blanc dépolies, laminées, et d'y découper des rondelles du même diamètre que celui des bouchons ( "les flancs") et de remplacer les habituelles ficelles par du fil de fer.
Pourtant il faut attendre environ 1881 pour voir les premières capsules de métal sur les bouchons désormais protégés, maintenus par des muselets de fil de fer rattachés au goulot de la bouteille.

Autrefois, la plupart des capsules de champagne comportaient quatre encoches ou découpes ( trois seulement pour les Moët et Chandon ; ce qui les caractérisent ) et ceci jusque dans les année 60.
Certaines, fabriquées à Bordeaux entre 1900 et 1930, étaient également munies de languettes (Pol Roger, Monopole). D'autres encore étaient munies d'un trou carré en leur milieu (Giesler) pour laisser respirer le liège.
La grande majorité des capsules sont en fer-blanc, certaines plus recherchées sont en cuivre ou en aluminium ; L'acier étant pendant la Grande Guerre destiné à des usages moins pacifiques.
Au début de leur utilisation, ces capsules possédaient toutes un aspect pratiquement identique et recouvraient les bouchons sans distinction de marque ou de provenance.
A la fin du 19e siècle, on eut l'idée d'y estamper le mot "Champagne" qui apparaissait ainsi en relief, souvent accompagné d'une étoile. Puis aussi de les peindre en différentes couleurs.
Petit à petit, les fabricants se rendent compte qu'ils peuvent profiter de ce petit espace de métal pour indiquer leur nom, celui de leur localité, etc. Au départ en fer blanc, sa décoration n'arrivera qu'au début du siècle, en relief tout d'abord, précisant le nom du propriétaire, quelques fois la marque. Puis plus tard, apparaîtront la couleur et les dessins (armoiries, châteaux, etc.) qui au fil des temps, ont beaucoup évolué. Quant au millésime, il fait son apparition en 1906 à l'initiative de POL ROGER.
Dans un premier temps, seules les grandes marques sont concernées par ce phénomène. La technique ne permettait son application personnalisée qu'aux rares maisons qui en avaient les moyens. Après la seconde guerre mondiale, les techniques évoluent et permettent un prix de revient abordable. Mais il faut attendre 1960 pour que l'ensemble de ceux que l'on appelle " récoltants-manipulants " soient sensibilisés à ce problème de l'image de marque.
Aujourd'hui l'évolution des techniques en matière d'impression, en particulier la tampographie, a permis aux grandes marques et aux vignerons d'obtenir des capsules de toute beauté, certaines sont vraiment de petites œuvres d'art.
On distingue deux techniques différentes de fabrication. La sérigraphie d'une part, qui permet une bonne solidité des couleurs, une grande précision des traits et des coloris résistants à l'usure du temps et aux rayures. D'autre part, la tampographie qui, ne permettant l'impression des couleurs que l'une après l'autre, nécessite des opérations successives délicates de séchage et de calage. Cette technique, plus artisanale, est plus souvent utilisée pour de petites productions.
Les collectionneurs de plaques de muselets s'appellent des placomusophile ou plaquomusophile.

 

Sommelier et sommellerie

Ces mots ont pour origine le mot « sommier » . Les  sommiers  sont des chevaux de charge (bêtes de sommes) transportant toutes sortes d'objets. L'histoire veut que ce mot de « sommier » , par extension, désigna ensuite la charge de la bête, puis les coffres que les chevaux de charges transportaient, enfin , l'homme chargé de ces coffres. Puis viendra au moyen âge, le sommier du seigneur, officier affecté au transport, sur les sommes , de tous les objets qui suivaient les Princes et Seigneurs en campagne.

Puis vint le mot « sommelier », les conducteurs de chariots transportant ces sommiers. On retrouve le mot du latin médiéval «  summularius »(officier chargé des vivres et du matériel). Le « sommelier » est un mot apparu officiellement par ordonnance en 1318 par le Roi Philippe V.

Outre le grand Echanson (officier chargé de servir à boire à un Prince ou au Roi), désormais nous trouverons également dans les cours Royales ou Princières , le SOMMELIER, L'officier de la cour chargé de mettre le couvert et de préparer le service.

Ensuite ce mot de SOMMELIER s'applique à d'autres charges :

* le sommelier d'armes : officier de la maison du Roi qui a en charge les armes propres au Roi ou des Princes

* le sommelier de la paneterie : qui servait sous les ordres du Grand Panetier (officier chargé du service du                                                        pain au Roi)

* le sommelier de l'échansonnerie: servait le vin sous les ordres du Grand Echanson, il était chargé de                                                            l'aiguière et de deux vases d'argent, l'un pour l'eau, l'autre pour le vin.

Par la suite, la SOMMELLERIE désigna la charge aussi bien que la fonction du sommelier, mais également le lieu où ils conserveront les objets qui leur seront confiés( pièce ou meuble).
 
Vous venez de découvrir l'origine du sommelier et de la Sommellerie, bonne découverte sur d'autres origines, et que l'histoire continue .
                                                           

Taste-vin

Le taste-vin a été crée en 1611. Le taste-vin est un petit récipient en forme de tasse basse (10 à 12 centimètres de diamètre) servant à examiner un vin, à en "mirer" la robe et à le goûter (les fantaisies au fond servant à brusquer le vin afin de voir son évolution ).
Au XVIIIe siècle en France, toutes les provinces produisaient son modèle de tasse qui permettait au négociant de bien choisir son vin. Cet objet était et est encore aujourd'hui de préférence en métal (argent, métal argenté ou étain) pour mieux refléter la robe. Le taste-vin se portait autrefois attaché à la ceinture, plus tard retenu par une chaînette au cou.
                                                           

Tire-Bouchon

Le Tire-Bouchon est apparu au XVIIe siècle . On pense à une invention Anglaise puisque les Anglais ont commencés à élever les vins en bouteille avant les Français qui servaient toujours le vin dans des Barriques et au pichet . Depuis environ 1995 les fabricants ont mis au point le "sommelier", tire-bouchon pour ouvrir toutes les bouteilles de vins, surtout pour les longs bouchons de grande garde. Un musée du tire bouchon est à visiter au Domaine de la citadelle, dans le Luberon.
                                                             

Verres

La découverte de fabrication de la matière en verre est très ancienne.
Les verres ont pris leur essor au XVIIIe siècle.
Au début du XX ème siècle, chaque région voulait avoir un verre pour promouvoir leurs vins. Ainsi sont nés les verres à
Bourgogne, verres à Anjou en 1914, verres à Alsace, verres à Beaujolais, verres à Bordeaux.
Puis les appellations ont voulus aussi se démarquées avec le verre à vouvray et les verres sérigraphiés.
Pour avoir un verre de référence, un verre de dégustation pour les vins et alcool fût créé,
c'est le verre INAO (Institut National de l'Appellation d'Origine) , Sa contenance est d'environ 220 ml.
Le Verre INOA a été une révolution à sa naissance en 1970 .
A la fin du XX ème siécle, les verriers se sont rendu compte que les arômes des vins changeaient en fonction du verre,
et les verres de toutes formes et toutes contenances font leur apparition.

Connaissez-vous l'histoire du verre INAO?
A l'époque, chaque région défendait son verre à dégustation : le verre ballon (type porto) chez les Bourguignons, le petit ballon ouvert pour les Beaujolais... Le seul outil standard était le taste-vin en argent, que tous les professionnels portaient sur eux. Georges Vedel, à l'époque responsable de l'Institut national des appellations d'origine pour la région Bourgogne, voulut le remplacer par un verre solide et commun à toutes les régions. Il demanda alors en 1968 à une équipe de chercheurs (dont Jules Chauvet) de lui fournir un verre universel, dont le dessin fut déposé en 1970.

                                                            

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