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Les
Capsules ou Plaques de Muselet
Les plaques de muselet sont apparus au XIX èmes siècle.
dépose le brevet en 1844.
Jusque là, les bouchons en liège tenaient par
une ficelle ou des agrafes.
Ce négociant de Châlons,Mr Adolphe Jacquesson,
(sur Marne) permettait ainsi de résoudre le grave problème
de perte de vin consécutive aux intempéries,
à la porosité des bouchons ou encore au pourrissement
des ficelles.
Il eut donc l'idée d'utiliser des plaques en fer blanc
dépolies, laminées, et d'y découper des
rondelles du même diamètre que celui des bouchons
( "les flancs") et de remplacer les habituelles ficelles par
du fil de fer.
Pourtant il faut attendre environ 1881 pour voir les premières
capsules de métal sur les bouchons désormais
protégés, maintenus par des muselets de fil
de fer rattachés au goulot de la bouteille.
Autrefois, la plupart des capsules de champagne comportaient
quatre encoches ou découpes ( trois seulement pour
les Moët et Chandon ; ce qui les caractérisent
) et ceci jusque dans les année 60.
Certaines, fabriquées à Bordeaux entre 1900
et 1930, étaient également munies de languettes
(Pol Roger, Monopole). D'autres encore étaient munies
d'un trou carré en leur milieu (Giesler) pour laisser
respirer le liège.
La grande majorité des capsules sont en fer-blanc,
certaines plus recherchées sont en cuivre ou en aluminium
; L'acier étant pendant la Grande Guerre destiné
à des usages moins pacifiques.
Au début de leur utilisation, ces capsules possédaient
toutes un aspect pratiquement identique et recouvraient les
bouchons sans distinction de marque ou de provenance.
A la fin du 19e siècle, on eut l'idée d'y estamper
le mot "Champagne" qui apparaissait ainsi en relief, souvent
accompagné d'une étoile. Puis aussi de les peindre
en différentes couleurs.
Petit à petit, les fabricants se rendent compte qu'ils
peuvent profiter de ce petit espace de métal pour indiquer
leur nom, celui de leur localité, etc. Au départ
en fer blanc, sa décoration n'arrivera qu'au début
du siècle, en relief tout d'abord, précisant
le nom du propriétaire, quelques fois la marque. Puis
plus tard, apparaîtront la couleur et les dessins (armoiries,
châteaux, etc.) qui au fil des temps, ont beaucoup évolué.
Quant au millésime, il fait son apparition en 1906
à l'initiative de POL ROGER.
Dans un premier temps, seules les grandes marques sont concernées
par ce phénomène. La technique ne permettait
son application personnalisée qu'aux rares maisons
qui en avaient les moyens. Après la seconde guerre
mondiale, les techniques évoluent et permettent un
prix de revient abordable. Mais il faut attendre 1960 pour
que l'ensemble de ceux que l'on appelle " récoltants-manipulants
" soient sensibilisés à ce problème de
l'image de marque.
Aujourd'hui l'évolution des techniques en matière
d'impression, en particulier la tampographie, a permis aux
grandes marques et aux vignerons d'obtenir des capsules de
toute beauté, certaines sont vraiment de petites œuvres
d'art.
On distingue deux techniques différentes de fabrication.
La sérigraphie d'une part, qui permet une bonne solidité
des couleurs, une grande précision des traits et des
coloris résistants à l'usure du temps et aux
rayures. D'autre part, la tampographie qui, ne permettant
l'impression des couleurs que l'une après l'autre,
nécessite des opérations successives délicates
de séchage et de calage. Cette technique, plus artisanale,
est plus souvent utilisée pour de petites productions.
Les collectionneurs de plaques de muselets s'appellent des
placomusophile ou plaquomusophile.

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